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Historique

La petite et la grande histoire de l’OQPAC

Depuis maintenant 35 ans, l’OQPAC œuvre auprès des personnes atteintes de cancer et leurs proches. Et si nous reculions un peu dans le temps, question de mieux prendre conscience de tout ce chemin parcouru…

1983-1988

Le démarrage

L’aventure commence en 1981 alors que, appuyées par des intervenants de l’Hôtel-Dieu de Québec, quelques personnes aux prises avec le cancer se regroupent pour partager leur vécu et identifier leurs besoins.

C’est ainsi, qu’en 1983, le projet de fonder un organisme tel que l’OQPAC prend forme autour de Micheline Côté, patiente de Dr Bouchard Dr Henri-Louis Bouchard, Marcel Joyal, travailleur social, et Guy Ferland.

Cette même année, un document audiovisuel est réalisé pour sensibiliser le public à ce que vivent les personnes atteintes de cancer : L’Histoire de Jacinthe. Un service d’entraide entre pairs est également mis sur pied.

Les objectifs du groupe se précisent alors que les besoins exprimés tournent autour de 3 grands axes : l’accueil, le support et la sensibilisation.

L’organisme tant souhaité obtient sa charte du gouvernement et sa fondation devient officielle le 4 octobre 1984. L’OQPAC est créé!

1989-1992

L’implantation

Les années qui suivent ne sont pas sans embûches. Les besoins sont grands, mais les moyens petits. On peine à créer une permanence rémunérée. L’OQPAC doit se débrouiller avec un maigre 5 000$ venant de Centraide. Les bénévoles s’investissent corps et âme pour soutenir les personnes référées par les hôpitaux.

1993-1996

La décroissance

Le manque de ressources financières se fait fortement sentir, les bénévoles font de leur mieux pour répondre aux demandes, mais l’essoufflement est généralisé.

Il faut maintenir, assurer une continuité et la qualité des services. On travaille fort pour rejoindre la clientèle et trouver de nouvelles sources de financement.

On soulignera le 10e anniversaire par une conférence du psychologue Jean Montbourquette et on réalisera un nouvel outil de sensibilisation, une vidéo intitulée « Et la vie continue… ». Ce sera le leitmotiv de l’OQPAC pour les années à venir.

1997-1998

La reprise

À la suite d’une période de grande insécurité financière et d’essoufflement, l’Aqua-pac vient à la rescousse. En partenariat avec la Société Aquatique Duberger-Les Saules, l’OQPAC crée un événement de levée de fonds annuel, l’Aqua-pac, un marathon d’aqua-forme assurant un support financier récurrent.

Le don d’une œuvre de l’artiste québécois Pierre-Lussier offre à l’OQPAC une occasion d’autofinancement par la vente de lithographies. Grâce à ses nouveaux fonds, on peut enfin embaucher une personne à la permanence, à temps partiel. L’OQPAC profite ainsi d’un nouveau souffle et peut agrandir ses locaux, ce qui favorise la tenue d’activités plus variées.

1999-2000

L’expansion

Grâce à la publicité de ses activités qui paraît régulièrement dans les quotidiens de la région et à leur affichage dans les CLSC, l’OQPAC jouit d’une meilleure visibilité. L’Agence de la Santé de la région 12 (rive-sud) fait appel à ses services dans le cadre du programme de dépistage du cancer du sein.

À l’automne 1998, l’OQPAC s’associait au mouvement Solidarité-Cancer et manifestait devant le Parlement pour protester contre la liste d’attente en radiothérapie. C’est ainsi qu’au printemps suivant, des mesures d’urgence sont apportées : les patients iront se faire soigner dans des centres américains.

Le CHUQ demande alors à l’OQPAC d’accompagner les personnes aux États-Unis. De là s’élabore un service de bénévoles bilingues. Plus de 125 bénévoles y participent et plus de 700 patients sont soutenus par l’OQPAC en sol américain.

Avec ce nouveau service, le nombre de membres est en croissance, les besoins se diversifient. Le Club Lions Sillery/Sainte-Foy apporte une aide financière récurrente permettant l’installation d’un point de service à Sillery.

2001-2003

L’ajustement

L’implication de l’OQPAC dans le transfert des patients aux États-Unis se poursuit jusqu’en janvier 2002. Dès lors l’OQPAC fait partie du Programme régional de lutte au cancer, à l’Agence de la Santé de la région 03.

Mais le moment est venu de dégonfler le gros ballon qu’est devenu l’Organisation. Après un fonctionnement de superstructure, elle doit revenir à l’essentiel et à sa mission première avec des moyens malheureusement réduits.

Cette période sera marquée par de grands changements. Au printemps 2002, on déménage les bureaux de l’avenue de Vitré à la 1re Avenue. Le point de service de Sillery fermera au même moment et l’OQPAC se retirera de la rive-sud pour concentrer son action à la région 03.

Enfin, durant cette même période, l’activité de financement Aqua-pac sera remplacée par un souper bénéfice annuel.

2004

Le tournant

Tandis que l’OQPAC fête ses 20 ans, l’Organisation fait l’acquisition d’un bateau-dragon et forme une équipe de femmes ayant eu un cancer du sein : Vise-à-vie. Très rapidement, l’équipe deviendra autonome et indépendante.

C’est aussi en 2004 que l’OQPAC reçoit une mention Mérite du Programme québécois de lutte contre le cancer pour sa contribution exceptionnelle dans l’avancement de la lutte contre le cancer au Québec.

Malgré cette reconnaissance, les ajustements apportés à son développement seront suivis d’ajustements à l’interne et il y aura plusieurs changements de personnel.

L’OQPAC entre dans une zone de turbulences qui conduiront à la fermeture temporaire de l’Organisation.

2012

Le renouveau

Des bénévoles se mobilisent pour empêcher la disparition de l’OQPAC. À l’été 2012, une nouvelle équipe de travail est en place pour effectuer une réflexion et une réorganisation. L’OQPAC retourne à ses sources. Le leitmotiv Et la vie continue… prend toute sa signification et l’orientation majeure est la survivance.

Les services et les activités sont maintenant distincts et restructurés. L’OQPAC a déménagé ses locaux plus au nord sur la 1re Avenue et a changé son image : nouveau logo, nouvelles couleurs, nouveau site Internet, nouvelles brochures.

Un partenariat est conclu avec le CHU de Québec pour la transmission du Programme Cancer Transitions, un programme post-traitements qui sera au cœur des services de l’Organisation.

2014

Le redéploiement

L’OQPAC a 30 ans. Des changements devenus nécessaires à la direction générale amènent un nouveau souffle au sein de l’OQPAC. L’équipe s’agrandit et on s’installe dans de nouveau locaux, coin 1re Avenue et 10e Rue.

On relance les efforts afin de solidifier notre partenariat avec les milieux communautaire et oncologique. Notre programme Cancer Transitions est reconnu comme pratique exemplaire par la Direction de la cancérologie tandis qu’une armée de bénévoles se mobilisent pour la 1ère édition de la Grande Câlinothérapie contre le cancer. Les câlins deviennent alors la marque de commerce de l’OQPAC : réconfort, humanité, un pas de plus vers le mieux-être.

L’année 2018, qui s’annonçait prometteuse avec le déménagement dans des locaux plus appropriés à nos besoins, se terminera par un enchaînement d’événements malheureux. À peine installée au 1575, 3e Avenue, l’OQPAC subit une série de vols par effraction suivie d’un important dégât par infiltration d’eau, qui viendront ralentir ses activités.

2019

La résilience

Contre vents et marées, l’équipe, appuyée par le conseil d’administration, a maintenu le cap sur la mission de l’Organisation et conservé tout son sens au leitmotiv adopté dès ses débuts : « Et la vie continue… »

L’année 2019 marque les 35 ans de l’OQPAC qui continue encore et toujours d’accueillir et d’accompagner les personnes touchées par le cancer et leurs proches avec grande humanité comme elle le fait depuis sa création.

Parce que la Vie continue… depuis 1984!

Rédaction :    Josée Parent-Bellavance
Révision :       Nicole-Marie Rhéault